Cette crise qui ravage notre résilience

Par Amélie Beaulé

Le 17 février dernier, une vague de froid historique, atteignant -18°c, a frappé le Texas. Ce refroidissement inopiné a fait des ravages: au moins 58 personnes mortes de froid, des pannes d’électricité dues au gaz gelé dans les centrales, difficulté d’accès à l’eau potable à cause des canalisations qui ont été endommagées. Le dernier record de froid date de 1909 et était à -9°c.

Ce phénomène de température extrême ne sera plus, bientôt, un événement historique. En effet, avec les changements climatiques, il faudra s’attendre à ce qu’il y ait de plus en plus de catastrophes naturelles. Il est dès lors plus qu’urgent de devenir carboneutre et de changer radicalement notre mode de vie. 

Or, une autre question se pose : comment rendre nos sociétés résilientes ?

Nous avons pu constater que le Texas, une région normalement chaude, n’était pas prêt à affronter cet événement. Les maisons n’étaient pas isolées, la plomberie pas faite pour affronter le froid, des personnes n’avaient pas les moyens de s’abriter dans un endroit chaud et j’en passe. Sachant que les bouleversements climatiques se feront sentir de plus en plus, est-ce que cet État est prêt à y faire face ?

Manger en temps de mondialisation

D’ailleurs, selon l’ONU, la COVID-19 risquait de créer une pénurie alimentaire. Dans un monde où les États sont interdépendants, nous en aurions tous subi les conséquences. Même si dans notre pays ce n’est pas arrivé, d’autres crises viendront éventuellement à cause des changements climatiques et il est donc primordial de miser sur l’autonomie alimentaire et l’agriculture durable, notamment celle biologique. 

De surcroît, la pandémie a révélé des inégalités et les a exacerbées. Des personnes dans des situations précaires ont perdu leur emploi, les itinérants au Québec n’avaient pas le privilège de respecter le couvre-feu, l’insécurité alimentaire a augmenté mondialement. Vivons-nous dans un système en lequel nous avons naïvement confiance et qui, dans les faits, menace constamment de s’effondrer ?

Plutôt que d’attendre d’avoir le nez dans des problèmes dont la gravité de ceux-ci ira en crescendo, il est temps de tirer les leçons de la crise sanitaire et de la température extrême au Texas, et donc de travailler sur la résilience de nos sociétés. Il faut plus de filets sociaux, devenir carboneutre, travailler sur l’autonomie alimentaire, renforcer la coopération internationale, puisque ce sont les pays en voie de développement qui subissent le plus durement les répercussions de la crise. 

Il est primordial de mettre un frein immédiatement à la surexploitation des ressources de notre Terre, à la surconsommation et à la surutilisation de l’énergie afin d’avoir un avenir juste et sécuritaire. Comment l’humanité peut être résiliente si la planète bleue devient inhabitable ? Ce n’est pas Mars qui nous sauvera.

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