Amour déchéant

Slam par Ouleye Diop

Si les paroles s’envolent et que les écrits restent,

Faudrait peut-être que je t’envoie des fleurs,

Les fleurs sur lesquelles tu as posé ton sceau,

Les fleurs superficielles que tu m’as envoyées à flots.

Cela fait bien longtemps que je songe à t’écrire.

Cela fait bien longtemps que je songe à te fuir.

Par moments, je te jure, je le regrette.

Par moments, je te jure, je ne peux l’admettre . 

Je voudrais parler de la muse qui m’inspire.

Le temps passe en masse et je l’attire.

C’est elle qui résonne et m’infuse,

C’est elle qui leurre et jouit de sa ruse.

J’ai voulu croire en l’avenir, croire en sa venue.

J’ai voulu choir à ses côtés, choir dans les prés.

Par elle, mon innocence volée.

Par elle, ma dignité perdue.

Ma vie avant : un néant d’eau dans lequel je gisais. 

Muse des vents! Muse des temps m’est apparue!

Alors voilà, le néant d’eau devint de l’espoir,

L’espoir qu’elle m’a donné, l’espoir que j’ai ravalé. 

Il est temps pour moi de te laisser aller. 

Il est temps pour moi que tu t’échappes.

Par les nappes continentales, je te rattraperai.

Ma muse,

           Mon âme est tienne.

                                    Reviens à moi…

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